Lundi 24 août 2009
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Après six frustrantes années, Quentin
Tarantino délivre en 2004 l’un des films les plus réjouissants de sa
filmographie. Avec
Kill Bill : Volume 1, le cinéaste rend un hommage musclé et énergique aux films asiatiques de
la Shaw à travers la redoutable vengeance d’une Mariée laissée pour morte lors de la cérémonie par son compagnon Bill et son gang, les Deadly Viper. Sortant de son coma quatre ans après, « the
Bride » n’a qu’un seul goût dans la bouche, celui de la vengeance.
Kill Bill est sans doute l’œuvre la plus ambitieuse de Tarantino, si bien qu’elle a du être divisée en deux parties. Ce
premier volet offre un spectacle jouissif et parfaitement maîtrisé. Les scènes de dialogues typiques du style QT laissent la place ici à des plans toujours aussi originaux et à des scènes
d’action hallucinantes. On retient évidemment la scène dans laquelle
Uma Thurman affronte (dans une tenue jaune
rappelant Bruce Lee) une centaine d’assassins habillés comme Kato (le comparse du
Frelon Vert) pendant une dizaine de minutes prenantes.
Le casting est également excellent, Uma Thurman porte le film sur ses épaules (musclées) et assure en mariée à qui on ne l’a fait pas deux fois. Comme d’habitude, une galerie de seconds rôles
improbables mais très classes est au rendez-vous :
Lucy Liu,
Michael Masden,
Darryl Hannah et
Vivicia Fox incarnent les membres du gang qui vont devoir tâter de la lame de la Mariée. Dans Kill Bill, Tarantino ose tout mais le fait avec une
maîtrise de l’art du cinéma indéniable. Usage du noir et blanc, de l’animation, d’effets stylistiques… là où cela aurait frôlé l’overdose chez d’autres cinéastes, le résultat est fluide chez
Tarantino. Une réussite sous tous les angles.
Par Kinoo
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Publié dans : Cinéma
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