Mardi 18 janvier 2011 2 18 /01 /Jan /2011 09:05

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En 1982, Tron révolutionnait l'industrie cinématographique et des effets spéciaux, connaissant un succès honnête mais gagnant au fil des années un statut de culte indéniable. Vingt-huit années et une myriades de nouvelles technologies plus tard, Disney décide de redonner un coup de fouet à la franchise avec Tron: L'Héritage, fort d'une campagne marketing gigantesque qui a fait monter la sauce depuis plus de deux ans. Et au final, le pari est plutôt réussi. Cette fois, nous suivons Sam Flynn qui tente de percer le mystère de la disparition de son père, Kevin Flynn, et se retrouve à son tour plongé dans le monde cybernétique imaginé par son paternel.

 

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Soyons clairs, Tron: L'Héritage est une grosse claque visuelle et sonore époustouflante. On embarque pour un voyage visuellement très beau, avec un design futuriste épuré et apocalyptique, parsemé de scènes dantesques et irréelles. Les séquences cultes du film original subissent ici un lifting saisissant à l'aide des technologies de pointes des magiciens des effets spéciaux: la course de motos, les combats de disques... Des trouvailles originales sont également mises à contribution, comme l'inversion de la gravité durant un combat. Quelques fautes de goûts dénotent néanmoins, comme cet usage du ralenti dix ans après Matrix, l'effet n'est plus aussi révolutionnaire. Enfin, la seule grosse déception technique sera le double numérique et rajeuni de Jeff Bridges qui n'est pas des plus convaincants. On a l'impression de voir un personnage du Polar Express déambuler parmi les vrais acteurs (la technologie était mieux utilisée dans Benjamin Button). Pour la version 3D, le spectateur en aura définitivement pour son argent et elle achève de nous en mettre plein la vue.

 

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Avec Tron: L'Héritage, on en prend donc plein les yeux, mais les oreilles ne sont pas en reste grâce à la bande originale fantastique composé par Daft Punk. Epique et enlevée, elle souligne l'action des scènes de bravoure avec brio, à l'image de la baston dans la discothèque où les prouesses visuelles sont décuplées par la force de la musique. Le point fort du film n'est indéniablement pas le jeu de ses acteurs. Hormis Jeff Bridges toujours aussi classe, le reste de la distribution fait plus de la figuration et a du mal à s'affirmer face à la débauche d'effets spéciaux. Garrett Hedlund et Olivia Wilde ont tous les deux de bien jolis visages, mais ne brillent pas par leur interprétation, quant à Michael Sheen, il surjoue dans un ersatz de David Bowie surexcité. On pardonne facilement les faiblesses d'un scénario à la fois trop simpliste pour les initiés et trop fouillis pour les profanes, pour se laisser emporter par cette expérience fascinante de cinéma qui titille nos mirettes et nos tympans avec une insolence désarmante.

 

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Sortie dans les salles: 09.02.2011

Par Kinoo - Publié dans : Critique - Communauté : Cinema - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
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