Partager l'article ! De Gollum à Tintin: Les Meilleures Performances Captures: La sortie cette semaine des Aventures de Tintin: Le Secret ...
La sortie cette semaine des Aventures de Tintin: Le Secret de la Licorne est une démonstration efficace et équivoque des progrès effectués depuis la création de la motion capture. Depuis rebaptisé performance capture, la technologie, très utilisée dans l'industrie du jeu vidéo, capte l'interprétation d'un comédien grâce à un système de capteurs qui la retransmet à des ordinateurs, sur lesquels des animateurs peaufine le rendu final. Dans les mauvaises mains, la performance capture fait office de gadget avec des personnages sans vie, aux yeux vides d'émotions comme ce fût le cas pour les films de Robert Zemeckis: Le Pôle Express, Beowulff ou la récente débâcle de Milo sur Mars (qui fut un tel échec au box-office U.S qu'il n'a même pas eu droit à une sortie en France).
Andy Serkis au travail pour donner vie à Gollum
Mais quand le génie créatif des plus grands réalisateurs comprennent le potentiel de cette technologie s'associe aux ingénieurs, ça donne aussi des merveilles, revenons sur les démonstrations les plus probantes de ces dernières années. La technologie sans l'homme n'est rien, et dans le cas de la performance capture un nom se détache, celui d'Andy Serkis. Cet acteur britannique fut le premier à incarner un personnage virtuel dans un long-métrage au début du millénaire: la trilogie du Seigneur des Anneaux allait révéler à Hollywood l'incroyable potentiel de la technologie développée par les studios de WETA Digital, avec le personnage de Gollum. Hobbit rongé par le pouvoir de l'Anneau Unique, il est devenu un monstre schizophrène qui a marqué les spectateurs. Parfaitement animé avec des textures réalistes qui l'intègrent parfaitement à son environnement, la créature a également grandement bénéficié du talent de Serkis qui a donné à son Gollum des allures de junkie en manque.
Les étapes de la performance capture pour César de La Planète des Singes: Les Origines
Sa collaboration avec Peter Jackson continue sur le remake de King Kong, où il prêtera ses expressions faciales au singe numérique. L'intensité du regard sur le visage du primate et l'alchimie incroyable avec Naomi Watts fait oublier la technologie au profit de l'émotion, c'est donc une réussite. L'été dernier, Andy Serkis s'est à nouveau glisser dans la peau d'un personnage simien dans La Planète des Singes: Les Origines. Il y incarne César, le chimpanzé aux capacités boostées par la génétiques, qui va d'abord se lier d'amitié avec le héros interprété par James Franco, puis devenir le leader de la révolte des singes. Le personnage passe par plusieurs stades d'émotions et si la technologie a fait d'énormes progrès, il prouve encore une fois qu'elle n'est rien sans le jeu d'un acteur.
Sur le tournage d'Avatar
Toujours curieux des nouvelles possibilités pour faire du cinéma, James Cameron a vite rendu visite à Peter Jackson pour se familiariser avec l'objet et lance à son tour un ambitieux projet: Avatar. Dans ce film de science-fiction écolo, le spectateur est plongé dans la jungle luxuriante de la planète Pandora et rencontre ses habitants, les immenses humanoïdes bleus appelé N'avis. Incarnés par Sam Worthington et Zoe Saldana, ces créatures sont hypnotiques tellement elles sont belles. La texture de leur peau aux reflets luminescents est incroyable de réalisme et de beauté, et la 3D relief ajoutent à l'effet saisissant.
Steven Spielberg dirige Andy Serkis et Jamie Bell sur le tournage de Tintin
Enfin, cette semaine, Les Aventures de Tintin: Le Secret de la Licorne prouve que la technologie dans de bonnes mains réserve des moments de pur bonheur cinématographiques. S'affranchissant des limites physiques, plaçant sa caméra où bon lui semble, Steven Spielberg exécute des séquences démentielles d'action et d'aventure qui clouent les spectateurs depuis sa sortie. Sans compter qu'il a pu donner vie à Tintin, au Capitaine Haddock et à Milou de façon réaliste tout en respectant le trait d'Hergé. Il est fort à parier que la technologie n'en est qu'à ses balbutiements et que les grands génies créatifs d'Hollywood et du cinéma en général vont s'affairer à nous ébahir encore longtemps.
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