Vendredi 1 juin 2012
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Jason Priestley se coltine l'image de l'adolescent au brushing impeccable depuis le succès de la série Beverly Hills dans les années 90. Depuis l'arrêt de cette
dernière, le comédien s'est essayé à d'autres registres sans succès (des petits rôles dans Haven ou Tru Calling), Brandon Walsh lui collait à la peau. Jusqu'à ce que le scénario
de Call Me Fitz n'atterrisse sur son bureau, une série dont le héros est un vendeur de voitures sans scrupules porté sur l'alcool et les femmes. Une occasion en or pour briser
son image lisse et de revenir sur le devant de la scène. Et on peut dire que le comédien (et son agent) a eu du flair car deux saisons ont déjà été diffusées aux États-Unis sur la chaîne HBO et
deux autres sont déjà en préparation.
Les deux premiers épisodes qui nous avaient été présentées il y a quelques semaines plantaient bien le décor de cette série et de ses personnages. Fitz est un type arrogant qui passe plus de
temps à boire, fumer et forniquer que de travailler et quand il le fait, il n'a aucune valeur et n'hésiterait pas à vendre une voiture à un aveugle. Quand un de ses clients se retrouve plongé
dans le coma par sa faute, il reçoit la visite d'un nouveau vendeur qui se présente comme sa conscience dont la mission est de remettre Fitz dans le droit chemin. Une mission impossible tant le
type est politiquement incorrect. Moins trash que ce qu'il laisse paraître à travers ses dialogues incisifs, Call Me Fitz s'avère très agréable à regarder.
Le format court (26') est bien adapté aux intrigues, l'ambiance jazzy qu'apporte la musique de Matt Dusk et la galerie de personnages attachants sont autant d'atouts prometteurs pour la suite,
même si on note quelques longueurs dans la mise en scène qui gagne à être plus inspirée et audacieuse. Visiblement, Jason Priestley s'amuse et prend du plaisir à incarner cet antihéros qu'on se
plaît à détester. Une série pleine de promesses !
Notre interview de Jason Priestley: cliquez ici
Actuellement diffusée sur Série Club
et disponible en coffret DVD chez Wild Side Video
Par Kinoo
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Vendredi 18 mai 2012
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Après huit saisons, les femmes au foyer et hautes en couleurs de Wisteria Lane ont tiré leur révérence. Des adieux plutôt discrets, loin du phénomène de société que Desperate
Housewives était à son lancement en 2004. Il faut dire que les trois dernières saisons étaient franchement décevantes, s'éparpillant dans des pistes scénaristiques inutiles pour conclure
avec des climax bâclés et expédiés. Et cela s'en est ressentit sur l'audience qui n'a cessé de chuter a sans doute précipité la décision de la chaîne ABC de mettre un terme aux aventures de
Susan, Bree, Lynette et Gaby. Mais au lendemain de ces deux ultimes épisodes d'adieux satisfaisants, il est bon de se remémorer pourquoi on a tant aimé côtoyé le voisinage de Wisteria Lane
pendant huit années.
Sous ses airs de soap opera, Desperate Housewives proposait dès son pilote un savant dosage d'humour, de drame et de personnages charismatiques et atypiques qui a tout de suite trouvé
son public. On se souvient d'avoir ri devant les gaffes de Susan, salivé devant les paniers de muffins de Bree, été ému devant le sens maternel de Lynette et été hypnotisé par les formes de Gaby.
Mais au-delà de l'humour, les scénarios proposaient des intrigues plus sombres (après tout, la série débute par Marie Alice qui se tire une balle dans la tête!) et abordaient des thèmes qui
remuaient l'Amérique sage et puritaine: l'homosexualité, l'adultère, l'alcoolisme etc... Plus qu'un divertissement, la série de Marc Cherryproposait également à son public de se confronter à travers les yeux des personnages, à des idées nouvelles et d'évoluer.
L'une des grandes forces de la série résidait sans aucun doute dans son casting. Les quatre héroïnes dans la force de leur âge et assumant totalement ce statut, faisaient preuve d'une alchimie
contagieuse et se complétaient par leurs personnalités diverses. Marcia Cross, Felicity Huffman, Eva Longoria et Teri Hatcher qui viennent toutes de séries
précédentes (Côte Ouest, Melrose Place, Les Feux de l'Amour...) ont trouvé avec ces personnages les rôles de leurs vies. Les seconds rôles n'ont pas été en reste, que ce soit les maris
ou les enfants en passant par les voisins, tous les habitants de Wisteria Lane avaient un rôle à jouer. Après des premières saisons réussies (on se souvient surtout de ce saut dans le temps de
cinq ans qui a su renouvelé le genre), la série s'est endormi sur ses lauriers, mais à l'heure du bilan, on ne peut oublier les bons moments passés en compagnie de ses femmes au foyer
désespérément attachantes.
Saison 8 actuellement diffusée sur Canal+
Par Kinoo
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Lundi 2 avril 2012
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01:23
Au cinéma, la folie des contes de fées revisités affole Hollywood depuis Alice in Wonderland. Dans les prochains mois on aura droit à deux visions de Blanche-Neige, à La Belle au
Bois Dormant du point de vue de Maléfique (jouée par Angelina Jolie), à une revisite d'Hansel & Gretel (avec Jeremy Renner et Gemma Arterton), sans oublier Jack
& le Haricot Magique sous l'égide de par Bryan Singer. Mais la télévision n'est pas en reste puisque la chaîne ABC diffuse depuis la rentrée 2011 Once Upon a Time, une
série qui mêle l'univers des contes avec la réalité d'une petite ville de l'Amérique profonde.
A Storybrooke, dans l'état du Maine, les habitants sont en fait des personnages de contes de fées maudits par la Méchante Reine qui est en fait le Maire de la ville. La mémoire effacée et le
temps arrêté, les personnages de notre enfance mènent une vie monotone jusqu'au jour où le jeune Henry amène sa mère biologique Emma, qui s'avère être la fille de Blanche-Neige et la seule
personne à pouvoir briser le sort. Le postulat de départ est intéressant et plutôt bien mené, même si il rappelle furieusement Il Etait Une Fois (le film des studios Disney de 2006), il
parvient à capturer l'essence des contes et d'en jouer. Il y a un certain fun à voir ces relectures de Cendrillon, Pinocchio ou encore de La Belle au Bois Dormant prendre vie d'une manière
inédite. Chaque épisode alterne la trame dans le monde réel et des flashbacks dans l'univers fantaisiste du conte, un peu kitsch sur les bords mais plutôt efficace.
Dans l'ensemble, le casting est plutôt convaincant à commencer par Ginnifer Goodwin qui incarne à merveille Blanche-Neige et son alter ego Mary Margaret Blanchard.
Jennifer Morrison (Dr. House) fait une héroïne charismatique tandis que Lana Parilla brille dans le rôle de la Méchante
Reine. Robert Carlyle (The Full Monty, 28 Semaines Plus Tard) cabotine à mort et semble avoir calquer son jeu sur celui d'Heath Ledger dans The Dark Knight pour
donner vie à Rumpelstiltskin.On peut également regretter le manque de second degré de la série qui aurait gagné à un peu plus d'humour.L'ensemble est également trop sage, le côté sombre des
contes n'est qu'effleuré et on aurait aimé plus d'audace de ce côté là (mais ne rêvons pas, sur une chaîne familiale comme ABC). Si l'idée de départ ferait à coup sûr un bon film, il n'est pas
sûr qu'elle se tienne sur la longueur dans la configuration d'une série. Le concept survira-t-il à la première saison alors que passé les huit premiers épisodes, une certaine lassitude s'installe
déjà ?
Par Kinoo
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Jeudi 1 mars 2012
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/2012
20:17
Dernière série télévisée produite par Steven Spielberg et crée par Oren Peli (Paranormal Activity), The River partait avec un
pitch assez intéressant. Emmett Cole (Bruce Greenwood, vu dans Super 8) est un explorateur star de la télévision, dont les émissions tournées en famille passionnaient
les spectateurs. Mais un jour, l'aventurier est porté disparu dans la dense jungle amazonienne. Sa femme et son fils partent à sa recherche, accompagnés d'une équipe de tournage dont les images
sont tout ce qu'il reste de l'expédition de sauvetage. Exploitant le concept des found footages, rendus célèbres par les films Le Projet Blair Witch ou Cloverfield, The River
offre donc un point de vue original pour ce qui se veut un successeur de Lost.
Il y a plusieurs bonnes choses dans The River, à commencer par l'approche originale des histoires hantées et le cadre inédit de la jungle amazonienne. Certains moments d'effroi sont
d'ailleurs efficaces et amenés par des petits détails filmés par les caméras de surveillances (des ombres, des mouvements bizarres...). Les légendes des tribus amazoniennes sont un réservoir
prometteur de scénarios et d'histoires, mais l'exécution et l'utilisation de celles-ci pêchent. Les manifestations paranormales, passées le premier épisode, basculent dans le grotesque et les
maquillages laissent à désirer. Le scénario s'attardent également sur des relations mal développées entre les personnages, qui sont d'ailleurs loin d'être charismatiques, et l'ennui s'installe
rapidement dans l'attente que quelque chose se passe enfin.
On a également la désagréable impression dès le début que les scénaristes, à la manière de Lost, ne savent pas trop où ils nous embarquent à mêler plusieurs mythologies et à multiplier
les pistes. On espère se tromper. Enfin, le concept des caméras postées un peu partout et de celles portées à l'épaule est fatiguant à la longue. Est-ce que les personnages tiennent vraiment à
filmer ce qu'il se passe quand ils détalent comme des lapins pour fuir des esprits maléfiques en pleine nuit à travers la végétation ? Le pitch était séduisant mais le concept s'avère vite
redondant et détourne l'attention du spectateur de l'histoire. Il faudra un peu plus pour captiver le spectateur au-delà des premiers épisodes.
Par Kinoo
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Mardi 21 février 2012
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/2012
12:00
Parmi les séries qui ont créé la surprise lors de la rentrée américaine, 2 Broke Girls a réussi à se faire une place de choix dans le monde des sitcoms déjà bien représenté par
The Big Bang Theory et How I Met Your Mother. Créée par Michael Patrick King et Whitney Cummings, la série au titre équivoque met en scène deux
serveuse dans un « diner » situé dans le quartier du Bronx à New York. L'une a toujours vécu dans la débrouille, Max qu'incarne la délicieuse Kat Dennings (Une Nuit
à New York, Thor), enchaîne deux jobs pour joindre les deux bouts. Tandis que Caroline (irrésistible Beth Behrs qui joue les bimbos au grand cœur à
merveille) est une grande blonde habituée à la vie d'héritière dont la vie change du jour au lendemain quand son magnat de père est rattrapé par la justice et leur fortune gelée.
En cette période de crise, il est facile de s'identifier et de s'attacher à ces deux personnages qui affrontent les galères de la réalité quotidienne mais qui s'efforcent de mener à bout leur
rêve: construire une boutique de cupcakes. La série offre une confrontation intéressante de deux visions de la vie qui vont s'entrechoquer et se rapprocher au fil des épisodes. Les deux actrices
principales que tout oppose font preuve d'une alchimie surprenante; la blonde et la brune s'apprivoisent d'abord à coups de vannes acerbes avant de voir que leur association pourrait être
bénéfique pour les deux. L'humour cinglant fait souvent mouche, à travers des allusions sexuelles bien trouvées, des critiques de l'Amérique puritaine et des situations bien trouvées.
Bonne surprise autant qu'inattendue, 2 Broke Girls est une série plaisante aux personnages attachants. Les seconds rôles se font pour le moment discrets (le patron coréen, le pianiste
black, le cuisinier obsédé...) mais gageons qu'ils prendront de l'ampleur au fur et à mesure. A suivre sans modération!
Par Kinoo
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Vendredi 10 février 2012
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/2012
06:30
La chaîne américaine HBO est passée maîtresse dans l'art de proposer au public des séries originales et de qualité qui osent repousser les limites de l'industrie télévisuelle. De
Soprano à Rome en passant par True Blood et Sex in the City, on se demande encore ce qu'elle peut nous proposer. La saison dernière, ils ont encore frappé très
fort en lançant Le Trône de Fer, une série dramatique de fantasy adapté de la saga littéraire A Game of Thrones de George R.R. Martin. En dix épisodes d'une
heure, on assiste à la naissance épique d'un nouveau classique de l'heroic fantasy, dont l'univers n'a rien à envier à celui de Tolkien.
Dans le Royaume des Sept Couronnes, des familles royales se livrent à des batailles sans mercis où les complots et les rivalités font rage, pour accéder au Trône de Fer, symbole du pouvoir
absolu. Le soin apporté pour matérialiser l'univers du livre est incroyable et le budget pour chaque épisode pourrait financer un blockbuster français, et ça se voit! Les effets spéciaux qui
souvent sont faiblards à la télévisions sont ici très convaincants (les décors numériques sont impressionnants notamment); les costumes et les maquillages sont riches et détaillés au service
d'une direction artistique très inspirée. Le casting est par ailleurs royal: on retrouve Sean Bean (Boromir dans Le Seigneur des
Anneaux) dans le rôle d'Eddar Stark, Jason Momoa (le nouveau Conan le Barbare), Peter Dinklage
(Le Monde de Narnia: chapitre 2 – Le Prince Caspian) et Lena Headey (Sarah Connor Chronicles).
Côté réalisation, le rythme de la série est prenant, sans temps mort. Impossible de ne pas se prendre au jeu de ces complots et rivalités tant c'est bien écrit
et mis en scène. Les retournements de situations sont légions, les rebondissements bien amenés et la tension dramatique toujours maîtrisée. Et chaque fin d'épisode offre un cliffhanger qui ne
fait qu'accentuer l'impatience de découvrir l'épisode suivant. Violent, sexy et passionnant, Le Trône de Fer nous a offert une première saison qui ne ternira pas l'image d'HBO et on
attend avec impatience la seconde saison prévue pour le printemps prochain.
Le Trône de Fer - Saison 1: Disponible en coffret Blu-Ray et DVD à partir du 7 mars 2012
Par Kinoo
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Mercredi 18 janvier 2012
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/2012
19:08
Très attendue par les téléphages américains, Smash, la nouvelle série musicale produite par Steven Spielberg débutera le 6 février prochain sur la chaîne NBC.
J'ai eu la primeur de voir le pilote et je vous en livre mes premières impressions. Pour tous les fans de comédies musicales made in Broadway, la série s'avère très prometteuse puisqu'elle se
déroule dans les coulisses de la création d'un musical à New York. On y fait la rencontre du tandem de compositeurs, Julia et Tom, qui se lancent dans le défi fou de monter une comédie musicale
sur la vie de Marylin Monroe. La brunette Karen, serveuse en attendant la gloire, enchaîne les auditions en espérant décrocher le rôle de sa vie tandis que la blonde Ivy Lynn s'annonce déjà comme
une rivale redoutable.
La première qualité de la série réside dans son casting trois étoiles: Debra Messing (Will & Grace), Anjelica Huston (La Famille Addams) ou
encore Jack Davenport (Pirates des Caraïbes) y interprètent des personnages principaux. A leurs côtés, on retrouve des habitués des planches de Broadway tels que
Christian Borle (Legally Blonde: the Musical), Megan Hilty (Wicked) ou encore Briance d'Arcy James (Next to Normal).
Enfin, l'héroïne est interprétée par la délicieuse Katherine McPhee, lauréate de la cinquième saison d'American Idol. Dès le pilote, la série pose ses bases riches et
variées, des coulisses du monde théâtral aux histoires plus intimes des personnages. Smash se laisse regarder avec plaisir, grâce à un rythme fluide qui alterne brillamment les scènes de
dialogue avec les numéros musicaux, dans une ambiance new-yorkaise des plus plaisantes.
Ces derniers, pas aussi nombreux qu'on pourrait le croire, sont d'ailleurs pour la plupart des compositions originales que l'on doit à Marc Shaiman et Scott
Wittman (des piliers du monde musical qui ont déjà à leur compteur Hairspray ou Catch Me If You Can). Dans cet épisode on a droit à un duo sublime « Let Me Be
Your Star » par les deux jeunes prétendantes, une reprise de « Beautiful » de Christina Aguilera et à un numéro final très enjoué « National
Pastime ». La mise en scène de ces chansons, qui ne sont pas intégrées à l'histoire mais interprétées sur scène ou en casting, reste classique mais rappelle les numéros de
Chicago et Nine au cinéma. Définitivement incontournable pour les amateurs de musicals et de Broadway, Smash devra tout de même proposer plus de folie pour brasser un
public plus large. Pour ma part, avec un tel casting et un sujet pareil, je suis plutôt conquis.
Diffusion sur NBC le 6 février 2012
Diffusion française à l'automne 2012 sur TF1
L'offre de MYTF1VOD " En direct des USA " propose à tous les fans de séries de regarder
légalement leurs séries préférées seulement quelques heures après la diffusion américaine. MYTF1VOD propose la plus large offre du marché avec 13 des séries les plus
populaires**.
Par Kinoo
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Lundi 26 septembre 2011
1
26
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/Sep
/2011
00:02
Alors que la majorité des grandes chaînes rivalisent d'originalité en proposant des concepts novateurs et surprenant pour attirer la curiosité des
téléspectateurs, Hot in Cleveland parvient à proposer un divertissement irrésistiblement drôle et efficace avec des ingrédients que l'on croyait désuets. Même si le format a
connu de récents succès grâce à The Big Bang Theory ou How I Met Your Mother, proposer un sitcom qui plus est avec des héroïnes dans la force de l'âge (pas vraiment la cible
jeune dans le collimateur des networks) était un pari audacieux, pour ne pas dire risqué. Wendie Malick, Jane Leeves et Valerie Bertinelli
incarnent trois cougars de Los Angeles dont le vol pour Paris effectue un atterrissage forcé dans dans la ville de Cleveland. Découvrant qu'elles peuvent encore plaire dans cet état moins
superficiel que la ville des Anges, elles décident de s'y installer en prenant quartier dans une maison tenue par une concierge du troisième âge, alcoolique sur les bords et à la langue bien
pendue.
Cette dernière est interprétée par Betty White, une légende de la télévision américain (elle a notamment joué dans la série culte The
Golden Girls), et elle est la véritable star et le cœur du show. Pétillante de vitalité, cette petite dame toujours vêtue d'un survêtement fluo du meilleur effet peut sortir les pires
atrocités à ses camarades de jeu sans qu'on lui eu veuille juste un peu. Elle partage avec les trois héroïnes une alchimie remarquable et leur bonne humeur est contagieuse. Les épisodes, de 22
minutes, sont bien construits et abordent des thèmes chers aux femmes approchant la crise de la quarantaine: le désir de plaire, l'amour ou encore la ménopause.
Ne cherchant pas à casser les règles du genre, Hot in Cleveland propose des formules qui ont déjà fait leurs preuves par le passé mais qui demeurent
toujours aussi efficaces grâce à ses actrices attachantes et surtout talentueuses, aux scénarios et aux dialogues exquis. Le charme rétro de la série, renforcée par la présence de Betty White,
ajoute également à l'attrait de cette série que je vous recommande chaudement.
Par Kinoo
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